INTRODUCTION A LA PSYCHOLOGIE

I. ORIGINE DE LA CONNAISSANCE

La recherche fondamentale, passe d’abord par une explication; explication qui cherche à donner un sens autant à ces immenses sources d’énergie que sont les étoiles qu’à ces micros univers que sont les atomes. Étrangement, à mi-chemin entre cet infiniment grand et cet immensément petit se situe l’Homme. Ce plus démuni des êtres de la création n’en est pas moins devenu le plus puissant, grâce à une faculté qu’il est le seul (jusqu’à maintenant) à posséder: la pensée réflexive. Grâce à ce pouvoir, l’homme a pu élaborer des explications, des théories, lui permettant de mieux comprendre, prédire et par le fait même contrôler son environnement. Il peut cependant paraître surprenant que l’intérêt de l’homme pour l’homme fut laissé au second plan pendant plusieurs siècles alors que les phénomènes célestes occupaient une place centrale.

La science est une quête de cette réalité, une tentative d’explication dont les sources occidentales remontent aux premiers balbutiements des penseurs ioniens il y a plus de vingt-cinq siècles.

II. LA NAISSANCE DE LA PSYCHOLOGIE XIXe

1. Le Structuralisme : il s’agit de décortiquer le cerveau humain dans ses plus simples composantes afin d’en répertorier les différentes structures.

La question de la sensation fut l’objet des premiers pas en psychologie expérimentale. Existe-t-il réellement un monde sensible , objectif, en dehors de celui que nous interprétons par le biais de nos sens?

Dans son laboratoire à Leipzig (1879), en Allemagne, Wilhelm Wundt (fondateur du premier journal de psychologie expérimentale) tente de faire la lumière sur la question de la sensation. Selon lui, toute psychologie commence par l’introspection, par laquelle un individu peut reconstituer une expérience intérieurement et en décoder les différentes étapes. Wundt travaille également sur la différence entre la sensation et la perception. La première fait référence au simple résultat de la stimulation d’un organe sensoriel alors que la perception est la prise de connaissance d’objets ou d’événement extérieurs.

Les associationnistes ont fait de l’association le mécanisme de base de la pensée humaine et de la connaissance. Ils furent les à élaborer par introspection une théorie de l’organisation de la mémoire.

Dans son laboratoire à Leipzig, Ebbinghaus, élève de Wundt, s’appuyant sur la théorie des associationnistes cherche à percer les mystères de la mémoire humaine: que se passe-t-il lorsqu’un individu est confronté à une série de syllabes sans signification, donc sans la possibilité d’association? Combien peut-il en conserver en mémoire? Même encore aujourd’hui, la plupart des psychologues s’accordent à penser que la capacité de rétention de la mémoire à court terme ne dépasse rarement sept éléments comme l’avait découvert Ebbinghaus en 1885.

2. Fonctionnalisme et Behaviorisme

De l’autre coté de l’océan Atlantique, un jeune canadien d’origine, John Broadus Watson, voulait en finir une fois pour toute avec l’introspection et son manque de rigueur scientifique. Issu de l’école fonctionnaliste de William James et s’inspirant du grand chercheur russe Pavlov, Watson délaisse la notion de structure pour s’attacher au fonctionnement, à la réponse que donne l’organisme en utilisant comme unité les comportements. Terminé la structure, terminé les concepts abstraits et non mesurables tels que la pensée, la sensation, l’idée, l’impression. Il nous faut maintenant des données concrètes que l’on peut observer et mesurer: des comportements! Désormais le règle qui prévaut est celle dictée par la loi de Lloyd Morgan’s Canon: il fait cesser les descriptions de l’intelligence au profit de celle du comportement.

L’homme est avant tout un animal qui réagit par conditionnement à son environnement. Un changement de paradigme venait d’avoir lieu. un changement qui devait entraîner toute le recherche en psychologie vers de nouveaux horizons: l’environnement est considéré comme le modélisateur du comportement et étudier le l’environnement, c’est étudier les possibilités de développement de l’individu; connaître l’environnement, pouvoir le transformer c’est aussi connaître et pouvoir changer l’individu. Pour les behavioristes radicaux tel que Skinner, l’individu à sa naissance n’est qu’une „tabula rasa“ et il ne dépend que de l’environnement d’en faire un petit génie ou le plus parfait des débiles.

3. La Psychanalyse 

Fondée par Sigmund Freud la psychanalyse se veut non seulement une approche permettant de mieux comprendre le comportement humain mais également une technique permettant de nous libérer de nos angoisses. Sa nouveauté réside dans le fait qu’il existerait une structure inconsciente qui serait le moteur d’une grande partie de nos comportements. L’exploration de cet inconscient serait possible à partir de l’analyse des rêves et de la libre association.

4. Psychologie Humaniste :

La psychologie humaniste considère que l’objectif de tout humain est de se développer, de s’actualiser. Cette actualisation implique un environnement sécurisant, et aura comme conséquence la capacité de s’investir avec autrui, la créativité et un jugement non biaisé. Importance d’être en contact avec soi, ici et maintenant. Importance de l’écoute et de l’empathie


5. Psychologie cognitive 
(Jean Piaget)

Au début des années vingt; Jean Piaget, propose un nouveau paradigme: le paradigme développemental. L’individu possède à sa naissance une organisation mentale qui procède dans son développement par stages successifs et ordonnés. La réalisation des différentes étapes de son organisation cognitive demeure intimement liée avec son environnement.

Deux concepts clés supportent cette théorie: l’accommodation et l’assimilation. L’assimilation permet à la structure de puiser sa nourriture, de se consolider, de reconnaître dans le milieu ce qui lui est nécessaire; a l’image des matériaux bruts dont on se sert pour la construction des édifices, matériaux qui doivent respecter le plan établi. Quant à l’accommodation, elle permet à l’individu d’intervenir dans son environnement, de se modifier afin de mieux s’adapter; ainsi, dans notre comparaison avec notre édifice, l’accommodation permet de changer l’aménagement intérieur de l’édifice sans que celui-ci s’écroule. On ne peut cependant changer un aménagement tant que la structure n’est pas terminée; d’où l’interaction continue entre l’assimilation et accommodation.

Ainsi, selon Piaget, l’individu n’est pas simplement le résultat d’un conditionnement environnemental mais bien le produit d’une interaction continuelle entre sa structure génétique et son milieu. Au fur et à mesure que l’enfant aura intériorisé (assimilation) et transformé (accommodation) certains événements, il pourra complexifier ces intériorisations pour atteindre vers l’âge de douze ans la maturité et l’équilibre de ses structures cognitives. Les théories environnementalistes et les théories génétiques ont connu des débats qui ont pu sembler à certains moments puérils. Il n’en demeure pas moins que ces débats ont permis de pousser plus loin la recherche, ont permis de remettre en question les deux approches et d’ouvrir ainsi la voie à une troisième; celle de l’approche cognitive.

Parallèlement à l’approche cognitiviste, l’approche neuro-psychologique tente de dresser une carte physiologique du cerveau et de comprendre par le biais des anomalies et des accidents neurologiques, les bases du comportement.

„Les spécialistes étudient aussi la façon dont l’apprentissage et la mémoire peuvent être modulés par les neurotransmetteurs, des neuropeptides et des hormones.“ (Rosenweig, M., R. Sinha, D., 1988, p.55)

Apprentissage

A.  Les trois types d’apprentissage

On définit l’apprentissage comme une modification relativement durable du comportement qui résulte de l’expérience. Ce changement porte à la fois sur des processus mentaux (non observables) et sur des réactions (observables).

Les chercheurs ont relevé trois principes donnant lieu à trois types d’apprentissage.

Le premier type remonte à la célèbre expérience de Pavlov qui consistait à faire sonner une cloche avant de nourrir un chien. Après un certain nombre d’essais, le chien salivait au seul son de la cloche. Pavlov a donné à ce type de réponse le nom de réflexe conditionné; cette forme d’apprentissage porte le nom de conditionnement classique.

Une deuxième forme d’apprentissage est dérivée des conclusions tirées par Thorndike après avoir observé les tentatives d’un chat pour sortir d’une cage. Pour expliquer le comportement du chat, qui appuyait sur un loquet dans le but précis d’atteindre de la nourriture, Thorndike a formulé un principe d’apprentissage appelé loi de l’effet. Cette loi stipule que, si certaines actions au hasard sont suivies de près par une conséquence agréable ou une récompense, ces actions sont renforcées et auront tendance à se reproduire. Sur les traces de Thorndike, Skinner a forgé l’expression réponse opérante pour désigner une réponse qui peut être modifiée en fonction des conséquences qu’elle engendre. Les réponses opérantes permettent de séparer les comportements volontaires en unités pouvant être observées et mesurées. Skinner a pu analyser les comportements volontaires des animaux au cours de l’apprentissage. Il a nommé cette forme d’apprentissage le conditionnement opérant.

Un troisième type d’apprentissage fait intervenir des processus mentaux comme la concentration et la mémoire ; il repose sur l’observation ou l’imitation ; il peut s’accomplir en l’absence de récompense et ne se manifeste pas nécessairement par des comportements observables. Il porte le nom d’apprentissage cognitif.

B. La procédure du conditionnement classique

Supposons que vous désiriez amener un ami à saliver à la vue d’un manuel de psychologie en recourant au conditionnement classique. L’un des procédés propres à ce conditionnement consiste à présenter au sujet deux stimuli à des intervalles rapprochés. Dans notre exemple, il faudra d’abord présenter à votre ami un manuel de psychologie, correspondant au stimulus neutre, qui ne provoquera pas le réflexe de salivation. Peu après, vous montrerez à ce friand de chocolat un carré au chocolat, correspondant au stimulus inconditionnel, qui déclenchera le réflexe de salivation. La salivation, un réflexe physiologique inné, automatique et involontaire, constitue la réponse inconditionnelle.

Après avoir soumis votre ami à une douzaine d’essais, vous observez qu’il salive à la simple vue du manuel de psychologie. Parce que la seule vue du livre produit un réflexe de salivation, le manuel de psychologie est devenu un stimulus conditionné. La salivation déclenchée à la vue du manuel de psychologie présenté seul constitue la réponse conditionnée. Vous savez que le conditionnement classique est confirmé quand le stimulus neutre devient le stimulus conditionné et engendre la réponse inconditionnelle au départ. La réponse conditionnée est semblable à la réponse inconditionnelle sans toutefois l’égaler en intensité.

C. Les autres concepts liés au conditionnement classique

En général, plus le nouveau stimulus ressemble au stimulus conditionné initial, plus la réponse conditionnée est forte. Au cours d’un conditionnement classique, un stimulus semblable à un stimulus conditionné provoque une réponse semblable à la réponse conditionnée. C’est ce qu’on appelle la généralisation.

Au cours d’un conditionnement classique, un organisme apprend à manifester une réponse particulière à certains stimuli et non à d’autres ; ce phénomène s’appelle la discrimination.

Un stimulus conditionné cesse parfois de provoquer la réponse conditionnée s’il n’est jamais accompagné du stimulus inconditionnel ; ce phénomène est appelé extinction. Toutefois, si après quelque temps, vous montriez de nouveau le manuel de psychologie à votre ami et lui donniez par la suite un carré au chocolat, il saliverait, présentant ainsi la réponse conditionnée. Cette réapparition spontanée de la réponse conditionnée éteinte s’appelle recouvrement spontané.

D. L’adaptation grâce au conditionnement classique

Après avoir subi un traitement dentaire, on peut éprouver de la peur ou de l’anxiété en présence des stimuli associés au traitement. Si l’on ressent de la peur ou de l’anxiété sous l’effet d’un stimulus ayant initialement accompagné un événement désagréable, on manifeste une réponse émotionnelle conditionnée.

L’association d’un type de nourriture et d’un malaise physique comme la nausée ou les vomissements constitue une forme puissante de conditionnement classique qui entraîne l’acquisition d’une aversion gustative. Cette forme de conditionnement est inhabituelle sous deux aspects : elle peut s’établir dans un seul couplage et peut durer assez longtemps; il peut s’écouler un laps de temps assez long entre la présentation du stimulus neutre et la réponse inconditionnelle.

E. La recherche : peut-on inculquer des réponses  émotionnelles ?

Watson a conditionné le petit Albert à pleurer en le mettant en présence d’un rat blanc, correspondant au stimulus neutre (SN), puis en faisant un bruit fort, correspondant au stimulus inconditionnel (SI), le bruit fort faisait pleurer l’enfant, les pleurs constituant la réponse inconditionnelle (RI). La réponse émotionnelle conditionnée d’Albert, les pleurs, s’est aussi manifestée en présence de stimuli semblables au rat blanc; ce phénomène porte le nom de généralisation. Albert ne pleurait pas à la vue de cubes ou de papier; ce phénomène s’appelle la discrimination.  Puis, Watson a procédé au déconditionnement de la peur des rats. Il a mis au point une nouvelle association, à savoir associer la présence du rat avec cette fois un stimulus agréable : un petit goûter avec tout ce que l’enfant aime manger.  Toutefois, ce type d’association nouvelle a dû être répété un grand nombre de fois. En effet, ce n’est pas en un seul essai que l’on peut réduire durablement une peur installée.

F. Le conditionnement opérant – L’apprentissage par essais et erreurs

Le conditionnement opérant est une forme d’apprentissage dans lequel les conséquences qui suivent un comportement augmentent ou diminuent la probabilité que ce comportement se reproduise.

Dans le conditionnement opérant, le terme conséquence se rapporte à ce qui se produit après l’adoption d’un comportement. Si une conséquence augmente la probabilité d’apparition d’un comportement, on nomme ce procédé renforcement. Si une conséquence diminue la probabilité d’apparition d’un comportement, on nomme ce procédé punition.

Supposons que vous vouliez soumettre votre chien Bingo à un conditionnement opérant pour qu’il s’assoie quand vous lui en donnez l’ordre. Voici comment vous vous y prendriez. Chaque fois que Bingo adopterait le comportement désiré, vous lui donneriez une friandise correspondant au renforçateur. Comme il est peu probable que Bingo obéisse à votre ordre au début, vous renforceriez les comportements qui s’approchent du comportement désiré ou comportement cible: s’asseoir.

Le façonnement permet d’expliquer comment les tâtonnements du rat se sont convertis en un comportement volontaire et efficace. Skinner a renforcé successivement les comportements qui s’approchaient du comportement cible d’appuyer sur le levier, en donnant au rat un morceau de nourriture. Ces comportements étaient : tourner la tête en direction du levier, s’approcher du levier et appuyer ses pattes antérieures sur le levier.

Tout comportement dont la fréquence augmente à la suite de son association fortuite avec un renforçateur est appelé comportement superstitieux. Ainsi, Wade Boggs (un champion frappeur au baseball), qui avait mangé du poulet avant un excellent match, a toujours continué à manger du poulet avant chaque match subséquent.

G. Le renforcement et la punition

Si un stimulus augmente les probabilités de répétition de la réponse initiale, on l’appelle renforcement. Par contre, la punition est une conséquence qui diminue la probabilité d’apparition d’un comportement.

Dans certains cas, les thérapeutes doivent simultanément recourir aux deux procédés, le renforcement et la punition, pour éliminer un comportement dangereux. Ce fut le cas avec un adolescent atteint d’un trouble grave, le pica, qui se caractérise par l’ingestion d’objets non comestibles comme du papier, du métal ou des éclats de peinture.

Un renforçateur positif  est un stimulus agréable qui est offert dans le but d’augmenter l’émission d’un comportement tandis qu’un renforçateur négatif est un stimulus désagréable dont la suppression augmente les probabilités de répétition de la réponse initiale. Les renforçateurs positifs comme les renforçateurs négatifs sont toujours présentés dans le but de faire augmenter la fréquence des réponses qu’ils entraînent.

Les stimuli comme la nourriture, l’eau et la sexualité, auxquels l’être humain est sensible dès la naissance et qu’il apprécie sans avoir recours à l’apprentissage, sont appelés renforçateurs primaires. Les stimuli comme les éloges, l’argent et les notes, qui tirent leur pouvoir de l’expérience du sujet, sont appelés renforçateurs secondaires.

Un agent de punition positif est un stimulus désagréable qui est offert dans le but de faire diminuer ou cesser l’émission d’un comportement, tandis qu’un agent de punition négatif est un stimulus agréable dont la suppression augmente les probabilités de diminution de la réponse initiale. Les agents de punition positifs comme les agents de punition négatifs sont toujours présentés dans le but de faire diminuer la fréquence des réponses qu’ils suivent.

H. Les programmes de renforcement

Le programme qui établit le moment et la manière dont une réponse sera renforcée est appelé programme de renforcement.

Si l’organisme reçoit un renforçateur après chaque manifestation de la réponse opérante, on dit qu’il est soumis à un programme de renforcement continu. On emploie souvent ce type de renforcement dans les premiers stades du conditionnement opérant parce qu’il favorise l’apprentissage rapide d’un comportement. Si l’organisme ne reçoit pas de renforçateur après chaque bonne réponse, on dit qu’il est soumis à un programme de renforcement partiel. Ce programme est propice au maintien à long terme du comportement cible.

 

I. Les autres concepts liés au conditionnement opérant

L’émission d’une même réponse à la suite de stimuli semblables s’appelle généralisation. On appelle extinction la disparition d’une réponse opérante à la suite de la suppression du renforçateur. Toutefois, si on présente à nouveau le renforçateur et que l’organisme manifeste le comportement désiré, il s’agit d’un exemple de recouvrement spontané.

La mémoire

Quelles sont les trois phases de la mémoire?

La mémoire est la capacité de se souvenir d’informations pendant un certain temps. Ce processus comprend trois phases :

  1. L’encodage : phase pendant laquelle on traite de l’information pour en faire une représentation mentale permettant de la placer en mémoire. Processus par lequel l’information est initialement enregistrée dans une forme utilisable par la mémoire.
  2. Le stockage : phase où l’on enregistre d’une façon relativement permanente des informations encodées pour pouvoir les réutiliser plus tard. Opération qui maintient accessible l’information entre le moment où elle est encodée dans la mémoire et celui où elle est récupérée.
  3. Le repêchage ou la récupération : phase pendant laquelle on puise, dans la mémoire à court terme ou à long terme, des informations qui y sont stockées. Processus par lequel l’information emmagasinée dans la mémoire est ramenée à la conscience pour être utilisée.

Un modèle :  les trois paliers de la mémoire

1.  La mémoire sensorielle

Premier palier qui reçoit et retient sous forme brute, et pendant très peu de temps, des informations provenant de l’environnement. (organes sensoriels)

Si l’on ne prête pas attention à ces informations, elles seront oubliées. À l’opposé, si l’on prête attention (attention sélective) à des informations précises, elles seront transférées dans la mémoire à court terme.

Rôles de la mémoire sensorielle

  • Elle permet d’éviter l’encombrement
  • Elle laisse le temps décider : si les informations reçues sont intéressantes ou importantes donc transférables à la mémoire à court terme.
  • Elle permet aux images d’être perçues comme stables et aux sons d’être réentendus et reconnus.

2. La mémoire à court terme ou mémoire de travail

Second palier de la mémoire, celui qui permet de retenir une quantité limitée d’informations  – 7 ± 2, en moyenne –  pendant une période variant de 2 à 30 secondes.

Si l’on ne prête pas attention aux informations contenues dans la mémoire à court terme, elles ne seront pas encodées et disparaîtront. Si l’on y prête attention en les répétant lors de la prise de notes, ces informations seront encodées pour être stockées dans la mémoire à long terme.

Rôles de la mémoire à court terme

  • Elle permet de choisir de prêter attention aux informations pertinentes et de rejeter le reste.
  • Elle permet de retenir les informations pendant très peu de temps, jusqu’à ce qu’on décide de ce qu’on en fera : stocker dans la mémoire à long terme ou oublier.

Deux types d’encodage : l’encodage automatique et l’encodage conscient ou avec effort.

Pourquoi est-ce facile d’encoder?

L’encodage automatique est le transfert d’informations de la mémoire à court terme à la mémoire à long terme sans qu’il y ait effort, et la plupart du temps sans qu’on en ait conscience.

  • Les événements personnels. Plusieurs conversations et expériences personnelles sont encodées automatiquement parce qu’elles retiennent notre attention et qu’elles sont facilement liées à d’innombrables associations faites précédemment. Connaissances épisodiques.
  • Des faits intéressants. Ces faits, des connaissances sémantiques, suscitent l’intérêt et sont reliés à des associations antérieures.
  • Les habiletés et les habitudes. Apprendre et réussir à bien utiliser des habiletés motrices, comme jouer au tennis ou se brosser les dents, font partie des connaissances procédurales qui sont aussi encodées automatiquement.

Alors pourquoi est-ce plus difficile?

L’encodage conscient ou avec effort implique le transfert d’informations de la mémoire à court terme à la mémoire à long terme : il faut alors répéter les informations ou faire des associations particulières entre les nouvelles et les anciennes informations.

Deux méthodes d’encodage avec effort

  1. L’autorépétition de maintien : est l’exercice qui consiste à répéter des informations plutôt que de créer des associations.
  2. L’autorépétition d’intégration : consiste dans la création d’associations entre les informations qui doivent être apprises et des connaissances déjà encodées dans la mémoire à long terme. Méthode plus efficace parce que les associations faites permettent de retrouver facilement les nouvelles informations stockées dans la mémoire à long terme.

 

3.  La mémoire à long terme

Dernier palier de la mémoire, celui qui permet de stocker des quantités presque illimitées d’informations pendant de très longues périodes.

Les informations qui sont stockées dans la mémoire à long terme y resteront d’une manière relativement permanente. La manière dont les informations sont encodées détermine en partie si l’on s’en souviendra ou non. De bons encodages sont le produit de nouvelles associations, ce qui augmente la capacité de repêchage ou de récupération.

Caractéristiques de la mémoire à long terme

  • La mémoire à long terme a une capacité de stockage presque illimitée.
  • Les informations qui s’y trouvent peuvent y rester indéfiniment, sauf si des drogues ou une maladie endommagent les circuits neuronaux.
  • La quantité d’informations qu’on peut récupérer dépend entre autres de la façon de les encoder et du nombre d’interférences provenant d’informations qui y sont apparentées.

L’organisation de la mémoire à long terme

Les chercheurs croient que la MLT structure l’information en une hiérarchie de catégories et que plusieurs voies mènent à la récupération d’un élément.

1. La mémoire déclarative comporte des souvenirs de faits (concepts, définitions, etc.) et d’événements (histoires, paroles, conversations, voyages, etc.). La mémoire déclarative peut être sémantique ou épisodique.

  • La mémoire sémantique fait appel à la connaissance des faits, de concepts, de mots et de règles linguistiques. (Tout ce que vous avez appris en classe)
  • La mémoire épisodique fait appel à la connaissance d’événements, d’expériences personnelles (épisodes) ou d’activités, comme nommer ses restaurants, ses films ou ses passe-temps favoris.

2. La mémoire procédurale fait appel aux souvenirs des habiletés (jouer au tennis), des habitudes et des comportements appris par conditionnement.

Ch6rathus Memoire